Actualités

vendredi 07 au lundi 31 mai 2010
Guitares / L'expo dans l'expo

DERNIERS JOURS !

Sorties des collections du musée, prêtées par des collectionneurs, les guitares envahissent les vitrines du musée !

Les vieilles dames tranquilles du 19e siècle...

GUITARE CHARLES JOSEPH MARCHAL (1763 – 1838)

Charles Joseph Marchal est né à Remicourt (petit village proche de Mirecourt) le 17 juillet 1763. Il est inscrit comme luthier lors de son mariage à Mirecourt en 1786. Il figure comme tel sur le registre des contribuables en 1786 et 1787. Le 18 octobre 1809, il est témoin au mariage de Pierre Bruno Petitjean et 10 ans plus tard épouse sa sœur aînée. Collection Musée de la lutherie. Acquisition 2009

GUITARE BLAISE MAST

Guitare fabriquée aux environs de 1800 par Blaise Mast, luthier à) Mirecourt. Collection Musée de la lutherie. Acquisition 1997

GUITARE JEAN JOSEPH COFFE (1799 – 1881)

Jean Joseph Coffe est né à Mirecourt le 25 juin 1799. Facteur de guitare, il signe parfois "COFFE-GOGUETTE" accolant, selon la coutume locale, le nom de son épouse au sien. Il participe aux expositions du commerce et de l'industrie à Paris. En 1834, il remporte une mention honorable et une médaille de bronze en1839. On ne sait à quelle date il part s'installer comme marchand d'instruments à Bayonne, dans les Pyrénées-Atlantiques. Il meurt au cours d'un voyage à Mirecourt le 6 septembre 1881.
Les guitares de Jean Joseph Coffe sont toujours appréciées par les guitaristes contemporains. Citons David Garciarena, guitariste français qui joue sur une Coffe-Goguette de 1840. Avec Eric Sobczyk, il propose un duo de guitares romantiques pour restituer l'univers sonore original de la guitare romantique (instruments et répertoires). Citons également Josiane Spinosi, guitariste française, qui joue sur une Coffe-Goguette de 1830 au sein du Duo Spinosi qu’elle forme avec son mari. Depuis 1999, ils jouent la musique d’avant 1850 sur deux guitares romantiques, une Lacôte de 1824 et la Coffe-Goguette de 1830. Collection Musée de la lutherie. Acquisition 2009

GUITARE GEORGES WARNAECKEL

Luthier probablement originaire d’Allemagne, établit à Nancy dans la première moitié du 19e siècle. Cette guitare porte une étiquette ovale imprimée sur le fond qui indique : “WARNECKE / Facteur de Pianos Forte/ Breveté par le Roi / Rue de l’Esplanade N°21 / à Nancy / tient toutes sortes d’Instrumens de Musique”. Collection Musée de la lutherie. Acquisition 1997

Pour compléter une jeune dame classique et acoustique


GUITARE CLASSIQUE RENAUD COLLE

Fabriquée selon un modèle personnel en érable et épicéa, vernis au tampon. Guitare réalisée en 2009

Et les jeunes plus bruyantes du 20e siècle...

RÉSONATEUR REGAL, TYPE DOBRO 1930

Dans les années 20, la plupart des fabricants réagirent à la demande de guitares plus puissantes en construisant des guitares à cônes de résonance en aluminium, à caisse en bois ou en aluminium, produisant un son aigre et puissant. Elles étaient souvent utilisées en slide (en frottant les cordes avec une bouteille ou un tube en métal) par les bluesmen. Collection particulière


GUITARE HAWAÏENNE LOUIS PATENOTTE 1930

Les luthiers Patenotte sont installés à Mattaincourt (village voisin de Mirecourt) et fabriquent principalement des guitare et mandolines. Sur le fond de l'instrument, une étiquette imprimée indique “guitare Gelas / breveté S.G.D.G en France et à l’étranger / J.R. Paris/n°1466 Gelas (manuscrit) - 1930” et signature sur la table en creux : “Gélas”. Cette guitare serait une invention de marins portugais, qui aurait ensuite diffusée aux Etats Unis et en Europe. Parmi les prétendants au titre d'inventeur de la technique de jeu "steel guitar", se trouve Joseph Kekuku, d'Hawaï. La guitare et la musique hawaïenne sont présentées le 20 février 1915 à la Panama-Pacific International Exposition de San Francisco. Elle influence notamment les musiciens et luthiers de la côte Ouest américaine et à tout premier titre, Christopher Knutsen et Hermann Weissenborn qui en fabriqueent à partir des années 1915. Les termes anglais "steel guitar", "lap style" ou "lap guitar" sont indifféremment utilisés pour désigner le jeu à plat, à la manière hawaïenne. Le son nouveau de la guitare steel hawaïenne va se répandre dans le monde entier. Collection Musée de la lutherie, acquise en 1989


GUITARE JAZZ ACOUSTIQUE RENE GEROME 1947, EQUIPEE D’UN MICRO STIMER ET L'AMPLIFICATEUR STIMER

Modèle unique, créé par René Gérôme (1884 -1968), luthier à Mirecourt, à la demande d’Ottorino Fornasieri (1915 – 1989), musicien de bal nancéen du 20ième siècle. La guitare : Collection Musée de la lutherie. Acquisition 2004 / l'amplificateur : collection particulière

FENDER MUSICMASTER 1958

Fender s’intéressant aux guitaristes débutants, la compagnie lança en 1956 des modèles bon marché, la Duo Sonic et la Musicmaster. Fabriquées avec les mêmes matériaux que les illustres Telecaster et Stratocaster, ces guitares constituent un excellent compromis. Collection particulière

EPIPHONE TEXAN FT 79 1963

Après le rachat de la marque Epiphone par Gibson en 1957, toutes les Epiphones furent fabriquées par Gibson jusqu’en 1970, ce qui constituait un gage de qualité pour un prix très inférieur. Les Epiphones de cette période sont donc d’excellents instruments. Paul Mc Cartney a popularisé ce modèle dans les années 60, enregistrant toutes les parties acoustiques des chansons des Beatles sur cette guitare. Collection particulière

DANELECTRO CONVERTIBLE 1966

Dans les années 50, Danelectro fut chargé de produire des guitares pour SEARS, l’équivalent aux USA de La Redoute. Utilisant des matériaux bon marché comme l’isorel ou des micros fabriqués à partir de tubes de rouge à lèvres, les guitares Danelectro fonctionnaient étonnamment bien. Collection particulière


GRETSCH CHET ATKINS TENNESSEAN 1967

Les guitares Gretsch étaient dans les années 30 et 40 plutôt utilisées par les jazzmen. Puis à partir des années 50, les musciens de country et de rockabilly s’intéressèrent à ces modèles. Dans les années 60, la Tennessean fut popularisée par George Harrisson des Beatles. Collection particulière

FENDER STRATOCASTER 1967

Créée en 1954 par son génial inventeur Léo Fender, ses formes futuristes s’inspiraient des voitures des années 50. En 1967 elle faillit disparaître car son look était passé de mode, mais grâce à un jeune et talentueux guitariste qui l’utilisait d’une manière révolutionnaire, ses ventes reprirent dès 1968. Ce guitariste s’appelait Jimi Hendrix.
Collection particulière

Et pour revenir à Mirecourt

GUITARE JAZZ MANOUCHE PHILIPPE MONERET

Guitare fabriquée en 1996 sur un modèle de Lucien Gérôme. Ce modèle est joué par de nombreux solistes de jazz tels que Samy Dossat, Jean Yves Dubanton, Patrick Chaussois et Djavolo Schmitt. Collection Philippe Moneret

vendredi 02 avril au lundi 03 mai 2010
Prolongation : l'expo dans l'expo : Des vielles à roue fabriquées à Mirecourt ?

L'exposition est prolongée jusqu'au 3 mai... Profitez-en !
A l'occasion de la rencontre du 11 avril avec Bernard Kerboeuf, luthier qui fabrique des vielles à roue, les vielles du musée sortent de leur réserve... accompagnées de quelques instruments prêtés par des particuliers. A découvrir !

Au musée de la lutherie
Tarif compris dans le billet d'entrée au musée
Plein tarif : 3,70 € / Tarif réduit : 2,70 €

samedi 06 février au samedi 06 mars 2010
plug in

Le travail de Benjamin Dufour met en scène des notions communes aux arts sonores et aux arts plastiques, telles que le rythme, l’espace ou encore le temps qui se traduisent dans des formes vidéographiques, sculpturales ou architecturales. L’artiste propose ici un parcours qui nous mène à la découverte de ses œuvres. Un dispositif à la fois ludique et ingénieux intégré à la scénographie du Musée et donc spécialement conçu pour celui-ci. Une proposition originale à écouter et regarder, qui suscite déjà notre curiosité.

Coproduction Musée de la lutherie et Fonds Régional d’Art Contemporain de Lorraine

Plein tarif : 3,70 € / Tarif réduit : 2,70 €

samedi 06 juin au jeudi 31 décembre 2009
Transmission(s)

La nouvelle exposition du musée à découvrir

Entre l’école, l’apprentissage puis le travail à l’atelier, comment devient-on luthier ou archetier ?
Que se transmet-on : un savoir-faire, du bois, des outils, un atelier, des marques, des enseignes, des réputations... ? Partant de quelques parcours professionnels originaux, on découvre les hommes qui ont fait de Mirecourt, le berceau de la lutherie et de l’archèterie françaises.

vendredi 15 mai 2009
Derniers jours pour "en avant la musique".... Quelques jours de fermeture et voici la nouvelle exposition du musée...

L'exposition "En avant la musique" se termine le 24 mai.

Le musée sera fermé les 25, 26 et 27 mai.

Dès le 28 mais vous pourrez découvrir "Transmission(s)" la nouvelle exposition du musée.

samedi 17 janvier au vendredi 27 février 2009
En avant la musique : les nouvelles acquisitions du musée

Découvrez trois des nouvelles acquisitions du musée :
- le violon de Jean Bauer
- le nickelharpa de Jean-Claude Condi
- les photographies de l'atelier Gérôme réalisées par Oreste Unfer

Les deux premières ont bénéficié du soutien financier de l'Etat et de la Région Lorraine dans le cadre du Fonds Régional d'Acquisition pour les Musées (FRAM).

samedi 15 au dimanche 30 novembre 2008
Les images de Sainte Cécile

Sainte Cécile, patronne des luthiers…

La légende

Cécile est une des saintes romaines légendaires des plus célèbres. Censée avoir vécue au premier ou deuxième siècle, elle n’apparaît dans les traditions qu’au 6e siècle. L’histoire raconte que jeune fille de la plus haute noblesse, elle est contrainte par sa famille d’épouser le noble romain Valerius alors qu’elle a fait vœu de chasteté. Elle réussit à convertir ce dernier… Mais elle refuse aussi de sacrifier aux dieux païens…
Elle est condamnée à mourir étouffée dans une chaudière. Un miracle se produit alors : elle est rafraîchie par une nuée venue du ciel. Ensuite elle est promise à la décapitation. Le bourreau, malgré trois coups violents, ne parvient pas à détacher la tête de son corps. Elle agonise ainsi mutilée pendant trois jours. On raconte que pendant son martyre elle chante les louanges de Dieu. C’est pourquoi elle devient la patronne des luthiers et des musiciens.

Représentations

L’iconographie représente différente scène de la vie de Cécile (mariage, conversion de Valerius, martyr dans la chaudière). A partir du 15e siècle, lorsqu’elle est figurée seule, Cécile reçoit de plus en plus comme attribut un instrument de musique : orgue portatif, luth, harpe, violon. Elle devient à l’époque moderne la patronne de la musique sacrée, des musiciens, des chanteurs et des fabricants d’instruments. Son culte est surtout italien ou allemand, mais en France, par exemple, la cathédrale d’Albi lui est dédiée. La fête de Sainte Cécile donne lieu à la création d'une grande variété de cartes postales dont quelques unes sont présentées au musée pour l'occasion.

La fête de Sainte Cécile à Mirecourt le 22 novembre

A partir de 1650, peu à peu les luthiers vont se placer sous le patronage de Sainte Cécile. Elle est fêtée le 22 novembre. En 1732, la signature de la charte de corporation des luthiers établit les règles qui régissent la profession.
Au 18e siècle, « la Sainte Cécile » est une fête religieuse mais c’est aussi le jour de l’élection de 6 maîtres de corporation choisis pour leurs qualités professionnelles et morales. Leur rôle consiste à surveiller les apprentissages. Ce jour là, ils font le tour de chaque atelier, examinent la production de l’année et vérifient que les instruments sont construits conformément aux règles de la corporation. Si ce n’est pas le cas, l’instrument est détruit puis brûlé. Si l’instrument est conforme, le luthier est autorisé à signer à l’extérieur.

Au 19e siècle, elle reste une fête religieuse et l’occasion d’échanges de procédés de fabrication et de commercialisation.

Au 20e siècle, la Sainte Cécile demeure une manifestation qui réunit les professionnels mais le titre de « maître » luthier n’est plus qu’honorifique. La fête devient plus mondaine. La messe de la Sainte Cécile donne lieu à un événement musical. De grands musiciens invités accompagnent la messe. Maurice Maréchal sera par exemple un de ces invités de marque. De plus, au cours de la messe un couple d’enfants issus de familles de luthiers ou de musiciens distribue à l’assistance la brioche bénite, un autre couple procède à la quête. Ce sont des rôles qui marquent les enfants choisis à chaque génération.
Des banquets continuent à rassembler les membres de la profession et favorisent les échanges professionnels.
Parallèlement, les musiciens de Mirecourt fêtent également leur sainte patronne Cécile. L’harmonie municipale, la « Cipale », arrive en cortège à l’église et intervient au moment de l’élévation pendant la messe.

Aujourd’hui, la Sainte Cécile continue à être fêtée par les luthiers professionnels français à Mirecourt.

vendredi 19 septembre au mercredi 31 décembre 2008
"En avant la musique : Les guitares romantiques"

Jusqu'à la fin de l'année les guitares romantiques de la collection du musée sont à l'honneur, venez les découvrir !

A l'occasion de la sortie du livre CD où sont présentées et enregistrées trois d'entre elles, en vente au musée au prix de 30 €

dimanche 18 mai 2008
En avant la musique

Renouvelée chaque année, l’exposition offre l’opportunité de découvrir de nouvelles thématiques développées à partir des collections du musée. Thématiques ancrées localement qui rayonnent plus largement sur le monde, au grès du cheminement des instruments et des musiciens…

Les instruments de musique cordes saisis à différentes époques,leurs formes originales pour des styles musicaux spécifiques : A chacun son style : violons, guitares, mandolines…

Fabriqués artisanalement, hier ou aujourd’hui, en atelier, observons le geste et l’outil du luthier et de l’archetier… Complémentaires : « L’archet, c’est le violon » nous dit Viotti (1755-1824)…

Fabriqués en quantité industrielle chez Thibouville- Lamy, Laberte et Couesnon, trois fabriques qui marquent l’histoire économique locale pendant environ un siècle (1860 – 1960)…

Deux violonistes, un altiste et un violoncelliste
pour interpréter ensemble le quatuor, la forme qui accompagne l’histoire de la musique occidentale…

En avant la musique !
Et même les petits ont leur espace « touche à tout »